VOLLEY-BALL : La Pologne de nouveau titrée

5

VOLLEY-BALL

Championnat du monde

La Pologne de nouveau titrée

Les Polonais ont dominé leurs homologues brésiliens (3-0) en finale et ont été de nouveau sacrés champions du monde, dimanche, à Turin, quatre ans après leur premier titre.

Après leur victoire éclair sur le Brésil par 3 sets à 0 (28-26, 25-20, 25-23), en finale, le 30 septembre 2018, à Turin, la Pologne conserve son titre de championne du monde de volley-ball. Les Américains ont pris la 3e place devant les Serbes, alors que les Français sont classés 7es. Côté Afrique, les Camerounais et les Egyptiens finissent ex-aequo à la 17e place, avec les Cubains et les Japonais. Quant aux Tunisiens, champions d’Afrique en titre, ils sont derniers (24e). Les Polonais ont ainsi réussi à conserver le titre qu’ils avaient gagné au dernier Championnat, en 2014, et une première fois en 1974. L’ambiance à Turin était électrique grâce aux fans euphoriques à la vue d’un tel match. Les commentateurs ont loué les performances des joueurs et de leur entraîneur belge Vital Heynen. A noter que le joueur polonais Bartosz Kurek a été nommé meilleur joueur du Championnat.

Les Polonais étaient-ils fatigués après avoir joué cinq sets face aux Etats-Unis, samedi ? Pas du tout ! Dimanche, en finale du Championnat du monde, ils ont nettement dominé le Brésil (28-26, 25-20, 25-23), faisant la course en tête du premier au dernier échange de la partie ! A l’arrivée, la Pologne a remporté le troisième titre mondial de son histoire, après ceux de 1974 et 2014. Comme ce fut le cas en finale, il y a quatre ans (en Pologne), le Brésil, champion olympique depuis, a dû se contenter de la médaille d’argent.

Avant le début de la finale, le rapport de force était pourtant inversé. Les Brésiliens s’étaient baladés face aux Etats-Unis et à la Serbie, gagnant à chaque fois en trois sets. La Pologne, elle, avait besoin de cinq manches pour sortir les Américains en demi-finale et avait perdu face à l’Italie durant le troisième tour. Sans parler des revers contre l’Argentine et la France, au tour précédent, alors que le Brésil ne s’était incliné qu’une fois depuis le coup d’envoi du Mondial.

Bartosz Kurek, le leader de l’équipe polonaise

Mais dimanche, la Seleção n’a rien pu faire, même si les résultats de chaque set n’étaient pas forcément sévères. La Pologne a survolé la finale, portée par Bartosz Kurek (24 points), qui ne faisait pas partie de l’équipe victorieuse, il y a quatre ans. Michal Kubiak (12 pts) et Artur Szalpuk (10pts) ont également contribué au triomphe de leur sélection. Le Brésil, lui, s’en est remis à Wallace (14pts) et Douglas (11pts), en vain. Les Brésiliens se sont heurtés au block adverse et n’ont jamais réussi à déstabiliser la réception polonaise. A part deux sursauts, trop tardifs, à la fin des premier et troisième sets, ils n’ont tout simplement pas existé.

Au sein de l’équipe polonaise, parmi les vainqueurs de 2014, soit quatre ans plus tard, il ne restait que le passeur Fabian Drzyzga, le central Piotr Nowakowski et le libéro Pawel Zatorski. Michal Kubiak faisait partie de l’équipe mais jouait peu. La nouvelle génération championne du monde devra maintenant confirmer ce titre et faire mieux que sa devancière. La Pologne n’était, en effet, plus montée sur un podium depuis sa victoire à domicile, il y a quatre ans.