TENNIS DE TABLE : Abdelhamid Ouaddah : «Elever le niveau technique de la discipline»

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TENNIS DE TABLE

Président de la Ligue d’Oran

Abdelhamid  Ouaddah : «Elever le niveau technique de la discipline»

La wilaya d’Oran a toujours été à l’avant-garde du sport individuel, en général, et du tennis  de table,  en particulier, depuis plusieurs décennies, grâce à ses athlètes qui ont hissé haut les couleurs des clubs oranais et aux entraîneurs, qui ont su comment leurs inculquer les techniques de base. Abdelhamid Ouaddah, président de la LOTT, nous en parle dans cet entretien

Propos recueillis par M. Degui

 

Le président de la Ligue d’Oran de tennis de table (LOTT), Abdelhamid Ouaddah, a bien voulu nous donner une idée sur cette discipline, au niveau de la wilaya, et de  ses objectifs.

 

Quel est le bilan de votre ligue ?

Le bilan est positif. On a respecté à la lettre le programme tracé avec les membres de l’AG et organisé  toutes les compétitions nationales et les manifestations techniques (les stages  des arbitres, des entraîneurs et les concours des jeunes pongistes).

En parlant de compétition, peut-on connaître le nombre de clubs affiliés à la LOTT ?

On a dix clubs,  dont un féminin. Beaucoup d’entre-eux ont obtenu de bons résultats grâce à leurs pongistes, qui sont de qualité. Nous citerons le club «Khedim Ahmed», vainqueur de la Coupe d’Algérie  2016/2017,  alors que depuis  1992, aucun club d’Oran n’a pu remporter un titre national. Il faut aussi préciser que cette équipe  compte dans ses rangs trois pongistes internationaux (Idir Kourda, Nazim  Nouili et Abdelkrim Belhadj). Le club est encadré par un président de section  chevronné et expérimenté, un ancien pongiste et arbitre international, en l’occurrence Hakim Derche. Il y a aussi  d’autres clubs  qui sont en train de s’illustrer, à l’image d’Amel El Karma, Ahmed Zitouni  (Oued Tlilat), CSA Bir El Jir, CSA Delphine, M. J. Souidi  Ahmed et la nouvelle équipe qui vient d’être créée, à la  maison des Jeunes de  Merocho.   La saison passée, nous avons décroché des titres de champion d’Algérie chez les jeunes, alors que cette année, nous nous sommes  contentés de la 2e  et 3e  places.

 

Quels sont les moyens  de la LOTT ?

On n’a pas de salle. De ce fait, les affiliations sont minimes et les clubs indigents. Nous avons sollicité la DJS, afin de nous aider et on a eu un accord de principe. A  l’occasion, on remercie M. le wali et le responsable de la direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya d’Oran pour leur soutien. C’est grâce à eux qu’on  a pu organiser le Championnat magrébin, à Oran, et plusieurs tournois régionaux. L’APC est également à féliciter, car elle a été d'un grand apport, lors du Championnat national par équipe, organisé à Oran.

Peut-on connaître les moyens dont disposent les clubs affiliés ?

Les clubs n’ont pas les moyens mais arrivent, malgré cela,  à décrocher des titres. Il ne faut pas oublier que la majorité des athlètes cotisent pour se déplacer.

 

Quel est l’objectif de la Ligue ?

Tout est relatif aux moyens. A court terme, nous envisageons d’élever le niveau technique du tennis de table  dans notre wilaya. Depuis notre  premier mandat, nous avons tout fait pour hisser le niveau de nos pongistes, en organisant des stages d’arbitrage et en participant à plusieurs compétitions.

A long terme, nous souhaitons former des pongistes  et les garder ici, à Oran. Nous avons certes des internationaux, mais ils défendent les couleurs des autres clubs. Notre objectif est d’avoir aussi beaucoup de clubs et un nombre important de licenciés et de compétitions.

 

Avez-vous pensé au sponsoring pour renflouer vos caisses ?

On n’a pas de sponsor, car le problème de la médiatisation nous handicape. Lorsque j’invite la presse, personne ne prend la peine de venir pour couvrir l’événement. Comment voulez-vous que les sponsors s’approchent de nous ? C’est très difficile ! La télévision, comme moyen lourd, peut jouer un grand rôle mais elle doit trouver de bonnes conditions de travail. Il faut reconnaître aussi que  c’est grâce à  la presse que cette discipline est revenue sur la scène nationale.

Je vous laisse le soin de conclure...

C’est le deuxième mandat de suite que je termine. Ce sont les dirigeants  qui vont me juger, car ils doivent peser le pour et le contre. J’ai aidé beaucoup de clubs, lors des différentes compétitions nationales, et chaque fois qu’on me sollicite, je réponds  présent. Je suis le premier vice-président  de la Fédération et je fais tout pour aider cette discipline à s’épanouir. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé  et qui ont contribué au développement du tennis de table, sans oublier  votre quotidien Planète Sport qui nous  donne toujours  l’occasion de nous exprimer.