JM de Pescara- Bilan de la participation algérienne

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Les recommandations de Djiar

Changer le mode opératoire du traitement de l’activité du sport d’élite et de haut niveau, telle est la recommandation essentielle du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, lors de la réunion de la commission méthodes et programmes de l’élite sportive nationale, tenue lundi à l’INFS/STS, et à laquelle furent conviés tous les directeurs technique nationaux des disciplines sportives concernées par la participation algérienne à la  16e édition des Jeux méditerranéens de Pescara 2009 (Italie). 

Tout en félicitant et encourageant les sportifs, particulièrement les jeunes espoirs qui constituent l’avenir du sport algérien, notamment à l’horizon des Jeux olympiques de Londres 2012 et des suivants. Djiar a relevé la nécessité de trancher quant au choix à faire concernant la participation algérienne aux différentes manifestations sportives internationales et mondiales à venir.

Un choix s’impose

S’agit-il d’opter pour quelques sports, cinq ou six par exemple, et de mettre les moyens qu’il faut pour bien les prendre en charge, ou alors continuer  dans la même approche que celle qui prévaut actuellement, s’est interrogé le ministre. Effectivement un débat s’impose sur cette question importante. Le ministre n’a pas manqué non plus de relever qu’il y a vraiment nécessité de renforcer le partenariat entre le MJS et les fédérations sportives nationales qui, pour la plupart, souffrent d'un manque de cadres et de personnels de service.

Le MJS, a affirmé Djiar, «est prêt à accompagner les fédérations qui en formulent la demande».

La réhabilitation et la valorisation du technique étaient aussi au centre du débat. «Tout doit se construire à partir d’une réflexion technique, mais faudrait-il encore que celle-ci soit traduite par des programmes et les moyens nécessaires définis pour leur concrétisation», dira encore le ministre.

Une carte sportive à finaliser

Elles sont peu nombreuses les fédérations qui, à ce jour, ont remis les programmes de préparation de leur élite. Il en est de même pour les plans de développement des disciplines. La carte sportive nationale n’est à ce jour pas encore finalisée, en raison de l’absence de maîtrise de la collecte des données du secteur des sports. Les chiffres transmis au MJS par un grand nombre de fédérations ne reflètent pas la réalité du terrain. Comment peut-on aller vers une politique sportive efficiente lorsque le secteur de la Jeunesse et des Sports navigue à vue pour cause de défaillances chez certains de ses partenaires ?

Dans une de ses précédentes interventions, le ministre avait, entre autres, insisté sur la personnalisation de la préparation des sportifs, notamment ceux du haut niveau. Il s’est aussi posé la question de l’absence aux Jeux méditerranéens de certains éléments, qui auraient permis à l’Algérie de glaner quelques médailles de plus.

Lister les sportifs en mesure de constituer l’élite nationale présente et d’avenir est, certes, l’une des préoccupations majeures du ministre, mais il y a lieu également de recenser les véritables problèmes qui empêchent la machine sportive de bien tourner, pour leur trouver des solutions.

Nouvelle politique en vue

Dans la foulée, le ministre annoncera qu’une nouvelle politique en matière de sport sera soumise prochainement au gouvernement. Celle-ci contient-elle des mesures qui vont dans le sens d’un  véritable essor du sport national, de la réappropriation par celui-ci de sa noble mission éducative, et qui mettraient ce dernier à l’abri de visées inavouées ?

On ne le sait pas encore, comme d’ailleurs tout le mouvement sportif national, mais l’espoir est tout de même permis. Le sport algérien a vraiment besoin de sérénité et d’un cadre où les efforts de tous et à chaque niveau puissent se compléter au lieu de s’opposer.

Persévérer dans l’effort

Enfin, c’est à la commission des programmes et méthodes de préparation de l’élite mais aussi à celle chargée du développement et de la formation, deux commissions qui se complètent en fait, que devra revenir la tâche d’aller au fond des choses, grâce à une analyse minutieuse des bilans des Jeux Méditerranéens. Les commissions ministérielles se doivent de persévérer dans l’effort de l’évaluation régulière et de l’accompagnement. C’est indispensable. Depuis l’installation de ces commissions, il  faut le dire, de bonnes habitudes se sont créées et on constate qu’il y a moins d’écarts. Reste maintenant à consolider cette dynamique, qui doit être maintenue pour le bien de notre sport qui se cherche encore.

Mustapha Mabed