JUDO : Les décisions différées au mois de septembre

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Session ordinaire du Collège technique national

Les décisions différées au mois de septembre

 

Faire pour faire. C’est un peu l’impression qui s’est dégagée de cette session du Collège technique national (CTN) organisée sans passer par les phases préliminaires d’usage des CTN de wilaya et régionaux.

La Fédération algérienne de judo (FAJ) a organisé jeudi dernier, au siège du Comité olympique et sportif algérien (COA), la session du Collège technique national. A l’ordre du jour, les bilans des différents services de la direction technique nationale (DTN) et la préparation de la saison prochaine. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le temps imparti aux travaux de ce CTN était trop court. La séance a en effet été ouverte en retard, soit à 10h 30 au lieu de 9h, pour s’achever dans l’après-midi. Les travaux étaient animés par le DTN Samir Sebaâ.

De plus, la remise sur place des documents techniques n’aura pas permis, comme on aurait dû s’y attendre, une étude exhaustive de leurs contenus. Une autre session sera organisée en début de saison, soit en septembre ou octobre prochain, selon le DTN, qui a exhorté les présents à formuler des recommandations.

En somme, c’est dans un véritable pêle-mêle, comme c’est malheureusement devenu une habitude,  qu’ont été évoqués les effets contraignants d’une pratique sportive qui se trouve au creux de la vague.

 

Des problèmes mais pas de solutions

De nombreux sujets tels que le système de compétition, la formation des ressources humaines, la licence sportive, les équipes nationales et les critères de sélection, les clubs et les ligues, le lycée sportif national et les classes sport-études, et bien d’autres points encore ont été abordés mais sans que l’on parvienne à suggérer des solutions, encore une fois par manque de temps pour une véritable réflexion. «Un collège technique organisé en une journée  est fait pour ajuster et  entériner des décisions», a dit un intervenant, qui avait conseillé de recourir plutôt à un séminaire de quelques jours et qui regrouperait les nombreuses compétences que recèle le judo national.

«Il faut s’attaquer aux causes afin d’éradiquer les effets», a préconisé cet autre intervenant.

En fait, le judo algérien a besoin, comme nous l’avons toujours réclamé, d’un projet technique qui tienne compte de l’évolution du judo à travers le monde. La discipline a beaucoup changé, mais pas chez nous malheureusement. Avec les restrictions budgétaires qui s’annoncent, il urge de repenser une autre façon d’opérer. Une nouvelle organisation et une autre gestion de la discipline s’imposent.

 

Par Mustapha Mabed